Balado-diffusion numéro 4: Ha! les jeunes d’aujourd’hui! 4


Bonjour tout le monde,

voici donc la balado-diffusion numéro 4. J’y parle des jeunes d’aujourd’hui et j’ai particulièrement besoin de vos trucs / astuces / stratégies.

À vous la parole en commentaire ci-dessous.

Texte de M. Éric dans le Journal de Québec

Un lien suffit à les motiver


Laissez un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.

4 commentaires sur “Balado-diffusion numéro 4: Ha! les jeunes d’aujourd’hui!

  • Lysiane Alexandre

    Salut Pierre!

    J’ai pris plaisir à écouter ta balado diffusion ce soir! Voici mes réponses à tes questions.

    1- Je prends connaissance des dossiers des élèves dès que le besoin s’en fait sentir, souvent au mois de septembre. Comme toi, je ne prends pas les commentaires des autres intervenants « pour du cash ». Je garde en tête que c’est le résumé de son expérience scolaire passée, mais je porte beaucoup attention aux évaluations de professionnels et aux informations collectées au sujet de la famille ou de la santé de l’élève. Je prends des notes pour éviter de réessayer des moyens qui n’ont pas fonctionné par le passé ou pour réutiliser un moyen qui a particulièrement bien marché.

    2- Pas de truc universel, mais dire bonjour, bonne récré, bon appétit et à demain à chaque élève, c’est un très bon départ!

    3- vous ou tu, on s’en fiche tant que le respect est présent. 😉

    L’idée de la bulle, wow! Je te la vole, ok?

  • Lysiane Alexandre

    Ah oui! J’oubliais dans mon commentaire précédent!
    Je me questionne de plus en plus sur la relation maître-élève ces temps-ci. Je m’explique.

    Je crée souvent de bonnes relations maître-élève et ce, un peu malgré moi! Car je priorise vraiment plus la relation élève-apprentissage, c’est-à-dire que l’élève comprenne l’importance des apprentissages qu’il fait dans ma classe. Je suis convaincue que c’est la relation la plus importante, car elle peut se maintenir tout au long de la vie: curiosité, littérature, Google… sont tous des leviers pour continuer d’apprendre tout au long de la vie. Mais bon, finalement, c’est souvent la relation avec moi qui l’emporte dans le coeur des élèves!

    Le problème, c’est que moi, la prof de 5e ou de 6e, je ne serai pas dans la vie de mes élèves pour toujours. J’y suis seulement pour un an, peut-être 2 tout au plus. Et ensuite, hop! Les élèves partent pour le secondaire, où ils n’ont pas un seul prof signifiant, mais plutôt 9! Résultat: les notes baissent, les élèves se sentent incompris ou même jugés négativement par certains de leurs 9 profs. Alors c’est comme si les compétences acquises avec moi n’étaient pas permanentes, car elles disparaissent en même temps que moi dans la vie de l’élève. Moi, je réussis ma mission officielle, qui est de faire réussir l’élève pendant qu’il est dans ma classe, mais je crois qu’en fait, ma mission officieuse est beaucoup plus large et importante que ça: c’est de contribuer à former un citoyen instruit, compétent et responsable. Et le citoyen en question doit exister sans ma présence!

    Est-ce que ça fait du sens, tout ça? Ou c’est juste un discours de perfectionniste idéaliste?

  • Maude Vézina

    Avec les années, je pense être passée d’une prof plutôt « froide » à une prof plus proche de ses élèves. Je suis avec des grands du secondaire (16-21 ans). Autre que l’accueil et l’aurevoir personnalisés des élèves, voici les quelques changements que j’ai faits.

    – Faire remplir une fiche personnelle au début de la session et la lire (toujours fait ça) et (nouveau:) la relire régulièrement et essayer de relier mon cours, ou des parties de mon cours, aux intérêts (goûts, orientation de carrière, etc.) qu’ils ont mentionnés. Ex. « Un tel et un tel, vous qui aimez la photo, ce projet pourrait vraiment vous intéresser. » Et ce, dès le 2e cours. En général, ils sont surpris et aiment ça.
    – J’avais tendance à ne pas poser de questions, par exemple sur les absences, pour éviter d’obliger les élèves à dire leurs secrets, dévoiler leur vie personnelle (maladie, troubles familiaux, etc.). Maintenant, j’ai changé mon approche. Plutôt que d’éviter, j’invite, sans questionner… Je montre de l’intérêt pour les absences du genre: « Ça va? Rien de trop grave? » comme si CHAQUE absence avait été complètement incontrôlée et inévitable pour l’élève (ce qui évidemment est rarement le cas dans mon milieu)… Ceux qui ont manqué « pour rien » se sentent un peu mal et les autres voient une porte ouverte s’ils ont envie de parler…
    – Je parlais rarement de moi (ce n’est pas leurs affaires, et ça ne doit pas les intéresser… pensais-je… Mais non). Maintenant, je leur raconte des choses de temps en temps et je vois l’impact, comme une réciprocité; elle s’ouvre, je peux m’ouvrir…
    – Finalement, je pense que ce qui ressort le plus souvent dans les commentaires des élèves est l’appréciation de la disponibilité des profs et la patience d’expliquer, réexpliquer et accompagner. Pour faire ça, j’ouvre mes récupérations non seulement pour travailler, mais aussi pour jouer (je suis en labo d’info) et jaser. J’appelle ça mon club VIP. De plus, j’utilise avec eux les courriels, Facebook et Remind (pour échanger des textos sans donner mon vrai numéro). Je n’ai jamais eu un élève qui en a abusé, mais ils apprécient la possibilité de communiquer avec moi.

    Oh, petit détail en passant, parce que le dernier point m’a fait penser à ça… Des fois, ils me textent: Madame, j’arrive, je suis un peu en retard! Ou envoient un texto, à moi ou à leur coéquipier, pour dire j’ai un rendez-vous à 10h, je ne peux pas venir… Savez-vous ce que mes plus « sérieux » finissent par faire? Ils travaillent sur leurs cellulaires, à distance, avec leurs coéquipiers (j’utilise des documents collaboratifs pour travailler) jusque dans la salle d’attente de leur médecin!